Introduction à
sa pensée
Colloque 2005: Moi authentique et appartenances

 

Moi authentique et appropriation de soi

Pierre Robert

Le contexte de ce colloque[1] est celui du « moi authentique » et des dérives que la quête d’authenticité peut prendre s’il s’agit d’être fidèle à soi-même. En effet, qu’est-ce qu’un moi? À quoi sera-t-on fidèle? Cette quête de soi peut-elle se conduire sans tenir compte des appartenances, sans rapport responsable à la société? Dans ce contexte Lonergan aide à élargir et approfondir le « moi »; c’est en cette ligne que se situe ma contribution.

1. « Il n’existe pas de lonerganisme »

Dès l’abord toutefois, il faut se colleter avec cette affirmation de Lonergan sur sa propre entreprise, ce qui nous livrera un accès en profondeur. Il remarque en effet : « There is no such thing as lonerganism (Il n’existe pas de lonerganisme) »[2]. Cette phrase qu’on entend répéter mérite d’être replacée dans son contexte. Voici le texte complet qui se trouve dans une entrevue publiée dans A Second Collection :

– Questions were put regarding the book Insight, whether it was a way or a theory [...]

– [...] It’s (Insight) both a way and something like a theory. Fundamentally it’s a way. It’s asking people to discover in themselves what they are. And as Fr. Heelan put it, “There’s something liberating about that”. The world Lonerganian has come up in recent days. In a sense there’s no such thing. Because what I’m asking people is to discover themselves and be themselves. They can arrive at conclusions different from mine on the basis of what they find in themselves. And in that sense it is a way.

But that self-appropriation can be objectified. It’s a heightening of consciousness — as one moves from attention to intelligence, to reasonableness, to responsability, to religious experience. Those modalities of consciousness, the a priori that they constitute, that can be objectified. Not in the sense of subject-object — in here now, out there now — but in the sense that objectivity is the fruit of authentic subjectivity. That self-appropriation can be objectified and its objectification is theory.

Deux affirmations méritent d’être retenues. Il n’existe pas de lonerganisme parce que ce que je demande aux gens c’est de se découvrir eux-mêmes et d’être eux-mêmes. Pourtant, cette appropriation peut être objectivée, la conscience peut devenir consciente d’elle-même et de ses opérations. Cette objectivation en fait une théorie.

La première affirmation est centrale : se découvrir soi-même. Mais de quel moi s’agit-il? On notera que l’intention de Lonergan est de rappeler que l’expérience cruciale de l’appropriation à laquelle tend le volume Insight est d’ordre privé : c’est à chacun de reprendre les choses par lui-même et de se poser les questions de façon à parvenir à des réponses vérifiées par lui-même. Toutefois, si cette vaste demeure qu’est le moi n’est pas une terre inconnue, le chemin de l’appropriation est malaisé, on risque de s’y perdre cent fois; d’où l’importance d’un guide sûr pour nous mener sur le chemin. S’il n’y a pas de lonerganisme, on est bien aise que Lonergan ait mis par écrit ce chemin intellectuel qu’il a parcouru, pour nous assister sur notre propre route.[3]

Quand Lonergan décrit l’objectivation de la conscience, on commence à comprendre que le « moi » dont il parle n’est pas exactement le moi psychologique, le moi qui aime le beurre de pinottes ou qui aime faire des randonnées à bicyclette. En ce sens, la pensée de Lonergan est vraiment une école pour approprier les niveaux supérieurs de la conscience et parvenir à une image plus complète du « moi » humain.

Mais cette citation nous met dans l’attente de toutes sortes d’éclaircissement…

2. L’appropriation de soi comme sujet conscient

Pour comprendre l’entreprise de Lonergan, il faut se rappeler qu’il se situe résolument dans ce que la tradition philosophique française appelle « l’analyse réflexive ». Il s’agit de ce retour sur les activités conscientes pour saisir ce que l’on fait quand on connaît, quand on s’interroge, quand on croit… On peut sur ces questions avancer toutes sortes d’affirmations, il reste que l’être humain a un accès direct à ces activités quand il revient sur elles pour les analyser. En ce sens, Lonergan se situe dans la grande ligne épistémologique qui commence avec Descartes.

Dans Insight il précise qu’il existe deux modes de la connaissance, un mode direct et un mode introspectif. Le mode direct est celui de la connaissance du monde extérieur, le mode introspectif, celui de la connaissance de soi par un retour sur ses propres activités.[4] Dans Method in Theology, cette distinction sera reprise autrement, dans la séquence des différenciations de la conscience, où elle sera désignée comme la « différenciation de l’intériorité ».[5] On notera que pour Lonergan travailler avec méthode en théologie, ce n’est pas seulement disposer les choses en bon ordre, c’est établir sa base dans le sujet conscient, non au sens d’un subjectivisme mais en entreprenant d’analyser les activités en cause de façon à fonder ses affirmations.

Ainsi on pourra dire bien des choses sur l’acte de foi, mais il importe à un moment donné de se porter là où l’activité s’effectue, chez le sujet croyant. Il s’agira d’analyser quelques grands actes de foi que nous avons pu faire pour dégager la structure de l’acte de foi. Évidemment, dans cette analyse, des « théories » de l’acte de foi aideront l’identification et l’appropriation, et il importe que l’acte de foi soit authentique si on veut vraiment analyser un acte de foi… Il reste qu’il s’agit de découvrir la réalité cherchée là où elle se trouve.

En quel sens alors est-ce que l’entrée dans l’intériorité amène à élargir la compréhension du moi? On notera que l’intériorité en cause ici n’est pas cette descente en soi-même, cette entrée dans le cœur que décrivent les auteurs spirituels, laquelle appartient plutôt à ce que Lonergan appelle la « différenciation de la transcendance »; non plus qu’elle n’est une meilleure appropriation de tous les mouvements qui surgissent de notre psychisme ou dans notre affectivité. Il s’agit d’une reprise de ses propres activités conscientes et plus précisément des activités intellectuelles et rationnelles, de façon à intégrer ces dimensions dans notre compréhension du sujet humain.

Ainsi, on suppose plus ou moins familière la description donnée par Lonergan du processus de la découverte. L’esprit se pose une question et se met en recherche, il s’interroge, analyse les données, les reprend, inventorie des pistes de solution jusqu’à ce que finalement la lumière se fasse, le déclic se produise : il a compris, il tient une solution! C’est l’insight, la saisie d’une explication. Sans reprendre ces analyses qu’on trouvera dans le chapitre premier d’Insight, notons que cette appropriation élargit notre compréhension de soi : cela aussi est moi! Cela m’arrive bien, je puis le constater en moi-même; cette dimension fait partie de moi.

Mais la découverte d’une explication n’est pas le dernier mot dans le processus de connaître. En effet, si l’esprit se repose une fois la découverte faite, ce repos ne dure jamais très longtemps. Surgissent de nouvelles questions : est-ce bien ainsi? Ai-je bien compris? N’y a-t-il autre chose? La découverte est remise en cause et on essaie de l’évaluer; on essaie de la vérifier — ce mot est  à prendre en son sens global : de la faire vraie.

En effet, découvrir une explication est une chose, réussir à l’établir en est une autre. Ce processus peut être prolongé et laborieux. On sera tenté de l’esquiver en faisant confiance et en devenant très affirmatif à propos de quelque chose sur le compte de quoi on entretient soi-même des doutes! Respecter les exigences de l’esprit amène à cette remise en cause. Or il se trouve que si l’enquête — à vrai dire, dans les termes de Lonergan, non plus l’enquête mais la réflexion —, si cette reprise donc est bien conduite on parvient à un résultat. Notre explication sera vraie si, si, si… Et l’idée découverte est progressivement confirmée quand ces conditions sont remplies. On pourra moduler son affirmation : elle est certaine, probable, possible…

Ce que nous esquissons ici, c’est le processus du jugement tel que décrit au chapitre 9 d’Insight. Lonergan distingue en effet le niveau intellectuel, la recherche conduisant à l’insight, et le niveau rationnel, la réflexion conduisant au jugement. On notera que les actes de vérifier et de juger nous sont très intimes et personnels. Nous pouvons en effet suspendre notre jugement. Et c’est pourquoi en un sens nos jugements nous jugent. Telle idée n’a pas d’allure! Comment peut-il penser une chose semblable! Si bien que ce niveau du jugement fait aussi partie de la structure de notre moi.

On notera que décrivant ces processus nous avons décrit des activités qui nous sont vraiment personnelles, sans qu’elles appartiennent toutefois à notre moi privé, à nos dispositions particulières. C’est que l’analyse réflexive, qui tente de reprendre les activités là où elles se trouvent, cherche des processus, des structures, des dynamismes, c’est-à-dire qu’elle vise à identifier des processus de l’esprit qui se retrouvent chez tous en tant qu’ils sont des êtres pensants, et à formuler des contenus « universalisables ».

Le terme universalisable apporte également un indice. Ce à quoi on parvient à l’issue d’une recherche est universalisable; il ne concerne plus seulement notre subjectivité privée, il est valable pour d’autres. Que nous croyions que nos idées ne sont pas uniquement valables pour nous est attesté par la rapidité avec laquelle « le feu prend » dans la discussion! Nous tenons qu’elles ont une portée universelle et nous sommes prêts à les défendre et à le démontrer. Si nous devenons avec le temps conscient que notre pensée ne constitue qu’une partie de vérité, nous croyons néanmoins qu’elle a une portée allant au-delà de nous-même. La pensée aboutit à un produit qui est détachable d’elle-même et vaut pour d’autres. L’être humain est « une subjectivité rationnelle », pour reprendre la formule de Lonergan, c’est-à-dire capable d’accéder à l’universel, de se mouvoir dans cet horizon. Il n’est pas limité à son environnement subjectif.

L’être humain est capable d’objectivité en ce domaine. Cette affirmation est sujette à caution étant donné la représentation spontanée qu’on se fait de l’objectivité. Celle-ci concerne le monde des objets extérieurs. Tout ce qui concerne le sujet est subjectif et donc sans véritable rigueur. Mais ce que nous venons de voir devrait nous rendre attentif à critiquer cette conception spontanée de l’objectivité. Les activités décrites, que chacun peut identifier en lui-même, sont-elle purement subjectives, au sens d’appartenant à sa subjectivité privée? Mais si chacun peut éventuellement suivre ce chemin et identifier les activités en cause, n’est-ce qu’on parvient sur le compte des activités du sujet à quelque chose d’« objectif », entendu au sens de détachable de sa subjectivité et valable pour d’autres! C’est en ce sens que l’appropriation de soi peut être objectivable, comme disait Lonergan.

Mais tout ceci n’est pas sans poser de sérieux problèmes qu’il est bon d’aborder de front au moins une fois dans sa vie. Nous pouvons inventorier des structures mentales, mais qu’est-ce qui nous dit qu’elles correspondent à quelque chose dans la réalité? Ne suis-je prisonnier de mon propre esprit, incapable d’en sortir pour connaître la réalité? Et pire encore, si tout ce que je puis connaître le sera encore par des concepts, par des produits mentaux, comment puis-je jamais être sûr de connaître quoique ce soit? Par exemple, dans la connaissance historique, si tout ce que je sais me parvient par des produits dérivés, comment puis-je aller voir pour vérifier qu’il en est bien ainsi? En somme, est-ce que je puis connaître autre chose que les produits de mon propre esprit? Tel est le problème épistémologique, issu non tant d’une lecture de Kant, par exemple, mais tel qu’il se pose concrètement sur le chemin d’une connaissance approfondie et critique.

Mais il s’agit de critiquer les représentations : qu’est-ce que ce « voir » qui nous permettrait de « sortir de l’esprit »? Qu’est-ce que cette réalité qui se trouverait « à l’extérieur » et qu’il s’agirait en somme de constater de visu? Comment définit-on que quelque chose est « réel »?

On peut donc remettre en cause notre capacité de connaître quoique ce soit. Pour affronter ce problème massif et dénouer cette difficulté, il suffit finalement de se poser une question, et de se la poser réellement, c’est-à-dire d’entrer dans ce processus mental effectif. La question est curieuse : est-ce que je m’interroge?

Est-ce que je m’interroge? Si on se la pose réellement, une seule réponse est possible : oui, je suis en train de le faire! Ceci n’est pas un pur jeu mental : est-ce que je me pose des questions? Est-ce que je m’interroge? Oui, je suis en train de me le demander!

Est-ce que ceci est un fait? Voilà une étonnante notion de fait! Mais effectivement cela arrive, c’est donc un fait. Voilà un fait d’un autre ordre que ce à quoi on est accoutumé, mais qui n’en existe pas moins pour autant.

Si cela arrive, c’est donc réel! Voilà encore une fois une étonnante notion de la réalité et de l’existence, mais si on comprend le réel comme ce qui existe de fait, voilà en effet quelque chose qui existe bien.

Et alors : est-ce que je peux connaître? Je ne sais si je puis connaître quoique ce soit, mais je ne peux nier que cela, je le connais. Et si je me demande si je peux le connaître, je me surprends encore en train de m’interroger et ainsi de le confirmer.[6] Ainsi la connaissance peut parvenir à un « réel », à quelque chose qui existe de fait. Elle est possible au moins dans un cas, mais si elle est possible en un cas, elle est possible radicalement; je ne suis pas uniquement enfermé dans de pures conceptions sans pouvoir les vérifier et parvenir à quelque chose que je reconnais exister de fait.

On remarquera que nous demeurons toujours dans le domaine de l’intériorité, mais cette clarification des processus de connaître aidera grandement la recherche en d’autres domaines.

Voilà donc qui élargit considérablement la notion de fait : il existe des événements intérieurs sur le compte desquels je puis arriver à être assuré qu’ils se produisent. Ils arrivent, ils sont des faits.

Ils existent! Voilà qui élargit considérablement la notion de réalité. Est réel ce qui existe de fait, ce qui peut être vérifié et constaté. Ainsi des événements de l’ordre de la conscience arrivent, ils existent. Mais alors sont « réelles » bien d’autres « réalités » que les réalités extérieures, physiques et palpables. Mon concept de réalité se déprend de cette exigence d’être tourné vers l’extérieur, vers des choses physiques, palpables, concrètes, vers l’« already out there now real », pour reprendre la formule de Lonergan.

De même, mon concept de concret est changé. Est concret ce qui arrive de fait, non seulement ce qui est massif, solide, à l’extérieur de moi.

Ainsi, au terme de réflexions qui peuvent s’étendre sur des semaines, sinon sur des années, possède-t-on un noyau d’idées sur la connaissance, le réel et l’objectivité. Ce noyau d’idées constitue le cœur de ce que Lonergan appelle la conversion intellectuelle.[7]

On remarquera que pour parvenir à m’assurer que je tenais bien un fait, je suis revenu sur l’activité, j’ai repris l’examen, j’ai réfléchi. Et c’est ainsi que j’ai pu m’assurer qu’il en était bien ainsi. Au terme du processus, il y a cette constatation qu’il en est bien ainsi : tel est le jugement. Et constater qu’il en est bien ainsi suppose un examen, lequel peut être prolongé. Ce n’est pas seulement une question de porter un « regard » par-dessus les conceptions mentales. Il ne s’agit pas d’échapper aux « conceptions mentales », mais d’aller au bout de processus de l’esprit et de constater que ces conceptions sont exactes, qu’il est bien ainsi.

Ainsi, pour retrouver l’exemple de la connaissance historique, de reprendre les documents, de soupeser la validité des témoins, de confronter les différents témoignages, de façon à parvenir à une suffisante assurance que les choses se sont effectivement passées ainsi. On remarquera qu’il y a les faits et l’interprétation des faits; il n’empêche : une connaissance historique est possible par la médiation de documents.

Ainsi est singulièrement élargie notre conception du moi. Si la plupart des gens n’entrent pas dans un processus d’analyse aussi approfondie, il reste que la dimension consciente du sujet est singulièrement mise en lumière et intégrée de cette façon dans une vision globale du sujet humain. Cette composante de pensée une fois bien mise en place, il est possible de réintégrer les aspects plus personnels et privés, que nous avons un peu malmenés au cours de cette enquête, et les considérer comme autant de particularités, de talents, de dispositions qui font justement la richesse et la diversité de l’humanité.

Il reste qu’on ressent une tension. Cette appropriation est difficile et elle exige un effort soutenu. C’est comme si nous n’étions pas spontanément des êtres humains, un effort est demandé de nous pour le devenir. Il existe comme un hiatus : des dispositions, un appel, et un effort exigeant pour réaliser cet appel et actualiser ces dispositions.

Telle est l’intuition de base de l’authenticité, laquelle est davantage une notion morale qu’intellectuelle, notons-le. Il s’agit de répondre à cet appel d’effectuation de soi, de prise en charge de soi-même. Sinon on suit le courant, on se contente de redire ce que tout le monde dit, de faire comme tout le monde, ce que Lonergan appelle la dérive.[8]

Mais s’il s’agit de répondre à l’appel à être soi-même, quel moi considèrera-t-on comme le véritable « soi-même »? Encore d’autres questions… Suggérons une piste en terminant.

3. Deux cas d’authenticité

Au cours de mon année passée à Boston College pour travailler sur Lonergan, après un certain temps, pour faire diversion, je me suis mis à des recherches sur saint Benoît Labre. Cela changeait le paysage!

Benoît-Joseph Labre est un jeune homme qui, après de nombreuses tentatives infructueuses pour entrer dans des communautés monastiques, a poursuivi sur les routes l’appel qui était le sien. Il a parcouru l’Europe en itinérant, dans le plus extrême dénuement, pour finalement mourir à Rome d’épuisement. Une vie passée dans la solitude, le silence, la prière, le dépouillement.

Soudain, il me vint à l’esprit que Bernard Lonergan et lui avaient les mêmes initiales : B. L. Et le contraste entre les deux m’apparut fortement. Le gros et le maigre, l’éminent professeur d’université et l’itinérant pouilleux, l’homme à la puissante intelligence et le mendiant dont on a conservé à peine quelques paroles. On peut difficilement penser deux personnalités plus contraires! Or les deux sont authentiques. Chacun est parvenu à une éminente qualité d’humanité. On ne peut douter de l’authenticité de Benoît Labre, puisque l’Église l’a canonisé, y reconnaissant une forme authentique de suite du Christ. C’est dire que l’authenticité est une notion relative, analogique… Elle varie selon les individus, selon leurs appels, leurs dispositions.[9]

Qu’est-ce qu’être authentique alors? Se réaliser soi-même! Mais qu’est-ce que soi? Il me semble qu’en christianisme la clé de l’existence authentique, c’est de se mettre à la suite du Christ. Il possède la clé de nous-même, il mènera chacun sur le bon chemin, sur le chemin qui est bon pour lui.



[1]  Ce texte reprend et développe la contribution de l’auteur au colloque « Moi authentique et appartenances. L’impact de l’œuvre du philosophe québécois Bernard Lonergan, s. j. », colloque tenu à l’Institut de pastorale des Dominicains le 16 avril 2005.

[1]  « An Interview with Fr. Bernard Lonergan, S. J. », dans A Second Collection, London, Darton, Longman & Todd, 1974, p. 213-212. On ne peut évidemment traduire par « il n’y a rien de tel que le lonerganisme »!

[1]  On pourrait toujours tourner la difficulté en parlant de Lonergan Studies au lieu de Lonerganian Studies, mais on comprend que l’enjeu véritable ne réside pas dans l’emploi de certains termes, mais qu’il s’agit d’entrer dans le processus de recherche de façon à faire l’apprentissage de ces concepts en découvrant par soi-même les expériences qu’ils formulent.

[4]  Bernard J. F. LONERGAN, Insight. A Study of Human Understanding, New York, Philosophical Library, 1957, p. 274 (Ouvrage repris dans les Collected Works of…, volume 3, p. 299-300). Pour être plus précis, disons que la connaissance en mode direct par des données des sens, tandis que la connaissance en mode introspectif part des données de la conscience.

[5]  Bernard J. F. LONERGAN, Method in Theology, Londres, Darton, Longman & Todd, 1972, p. 81-85 par exemple. Dans la traduction française, p. 100-104.

[6]  Si je doute, je pense, se dit Descartes, et je ne puis le révoquer en doute sans le confirmer à nouveau. Ce que nous présentons se situe en droite ligne du cogito cartésien, avec lequel, signalons-le, Lonergan était en accord (Insight, p. 388-389; CWL, p. 413-412).

[7]  Method in Theology, p. 238-239.

[8]  Voir l’article « Existenz and Aggiornamento », dans Collection. Papers by Bernard  J. F. Lonergan, (repris dans CWL, 4, p. 222-224).

[9]  Il est piquant de constater que la fête liturgique de saint Benoît Labre a été fixée au 16 avril, c’est-à-dire que ce colloque se tient le jour même de cette fête!



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